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Conclusion de la 2e Conférence internationale des travailleurs des mines couronnée de succès

Le 5 février 2017 à 17 h à Godavarikhani/Inde, la 2e Conférence internationale des travailleurs des mines s’est terminée avec succès par une cérémonie de clôture exaltante, où on a chanté deux chansons, celle des mineurs, « Santa Barbara », et celle du mouvement international des travailleurs, l’« Internationale ». Lors d’une conférence de presse du 6 février, le Groupe international de coordination (ICG), fraîchement élu, a estimé que la conférence était pleinement réussie. Il a annoncé qu’à l’Assemblée constituante du nouvel ICG, le Coordinateur principal, Andréas Tadysiak, ainsi que le trésorier et le vérificateur des comptes avaient été réélus dans leurs fonctions.

Pradeep, membre de l’ICG également réélu, a déclaré : La conférence a montré que les travailleurs des mines sont confrontés aux mêmes problèmes dans le monde entier. Ils ont un adversaire commun, ce sont les groupes internationaux des mines et des matières premières. Avec les décisions de la conférence, les conditions sont créées pour atteindre un nouveau niveau de coordination et de coopération entre les travailleurs des mines des différents pays dans la lutte contre les groupes internationaux et leurs gouvernements. C’est une urgence face aux problèmes et aux luttes que les mineurs auront à mener.
Le président du comité national de préparation, P.K. Murthy, a indiqué que la 2e IMC a été préparée en Inde durant trois ans par un travail commun de dix syndicats ouvriers. L’annonce de cette conférence a été diffusée par des milliers de militants dans toutes les régions minières en Inde à l’aide de dizaines de milliers de tracts, d’affiches et d’assemblées. Elle est tombée exactement au bon moment en Inde. Car elle soutient les syndicats combatifs ainsi que les forces démocratiques et révolutionnaires contre la montée de la répression par le gouvernement Modi.   
L’I’CG a estimé que la manifestation d’ouverture était un grand succès, avec des travailleurs des mines venus de l’Inde entière, qui avaient parcouru jusqu’à 2000 km pour y participer. Il a remercié les innombrables soutiens et brigadistes internationaux qui ont contribué à son succès en participant de façon désintéressée à la préparation et à la réalisation de la conférence.
L’ICG a aussi remercié la presse qui a publié des rapports détaillés et objectifs de la conférence, ce qui a contribué à la faire connaître à un large public dans la région de Ramagundam/ Godavarikhani et au-delà.
Selon les indications de l’ICG, la Conférence a compté en tout 5000 participant.e.s, y compris celles et ceux présent.e.s à la manifestation et à la soirée culturelle publique du 2 février. Lors de l’Assemblée générale, 38 délégué.e.s de 16 pays, ont mené un débat concentré et engagé et pris des décisions de grande envergure. Des délégué.e.s de 6 pays différents n’ont pu participer à cette conférence, à cause de refus de visas, d’entraves de leur propre gouvernement ou de représailles de leur entreprise.
Une des décisions les plus importantes de l’Assemblée générale a été celle, unanime, d’un programme commun, dans lequel il faut actuellement encore intégrer les nombreux amendements concrets d’amélioration et de modification. Les rapports de trésorerie et des finances ont été approuvés à l’unanimité, et le trésorier a obtenu le quitus. Le principe de l’indépendance financière garantit que la Coordination internationale des travailleurs des mines est politiquement indépendante et ne s’engage que pour les intérêts des travailleurs. À l’avenir, les Conférences internationales doivent avoir lieu tous les cinq ans, ce qui laisse aux travailleurs des mines le temps de construire des coordinations continentales.
Les élections de la nouvelle Coordination internationale des travailleurs des mines ont constitué un point culminant. La Coordination est maintenant composée de neuf membres. Les membres sortants du 1er ICG, d’Inde, du Congo, de Colombie, du Kazakhstan, du Pérou et d’Allemagne, ont été réélus. En plus, trois autres, de Pologne, des Philippines et du Maroc, ont été nouvellement élus pour la renforcer.
Dans 10 forums tenus la veille, plus de 600 participant.e.s à la Conférence internationale des travailleurs des mines ont discuté de façon approfondie de toutes les questions de la vie et de la lutte des travailleurs des mines et de leurs familles. Les forums avaient été préparés par des responsables de différents pays. Grâce aux traducteurs bénévoles et aux participant.e.s, la traduction vers jusqu’à six langues différentes à la fois a été réalisée avec succès. Dans les forums, on a aussi adopté un bon nombre de résolutions, et à la fin, les participant.e.s se sont mis.es. d’accord sur une synthèse commune, qu’ils ont mise à disposition de l’ICG. De nombreuses femmes ont participé à tous les forums ainsi qu’à l’Assemblée plénière, ce qui reflète une conscience accrue du rôle des femmes et de la lutte commune pour les droits des femmes. Le désir, la nécessité et la volonté d’élever le niveau de la coordination internationale, donc la coopération ferme et organisée, ont traversé tous les forums comme un fil conducteur. Il s’est également clairement manifesté que la conscience des travailleurs des mines pour la protection de l’environnement naturel et pour la lutte commune avec la population contre la destruction par les monopoles internationaux s’est accrue.
Les soirées culturelles de chacune de ces journées ont été passionnantes par la diversité culturelle et leur caractère international. Des poèmes ou des chansons de chaque pays ont été présentés, et les danses énergiques et rythmées du groupe culturel indien ont électrisé l’assistance. Les soirées culturelles sont une partie indispensable de la conférence et ont été un des garants de son succès. Le président du comité national de préparation, P.K. Murthy, a dit lors d’une soirée de chansons des brigadistes à l’hôtel : « Il fallait d’abord nous habituer les uns aux autres. Nous les Indiens n’étions pas habitués au rythme rapide des Européens. Mais nous avons appris les uns des autres. » Les brigadistes allemands de leur côté ont d’abord dû se familiariser avec les usages et coutumes. La collaboration des brigadistes internationaux a été un processus d’apprentissage mutuel intense et fructueux.  
La 2e IMC s’est terminée par la discussion et l’adoption de la déclaration finale. Lors de la cérémonie finale, des cadeaux ont été remis, et le Coordinateur principal, Adreas Tadysiak, a remercié le Comité national indien de préparation, tous les soutiens, tou.te.s les participant.e.s et les délégué.e.s.
Après la publication des documents, il s’agit maintenant de faire connaître les résultats de la conférence à un large public parmi les travailleurs des mines et leurs familles.
Glückauf